Lundi 12 octobre 2020

Communion missionnaire

« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits » (Jn 15, 5). Porter du fruit est une exigence essentielle de la vie chrétienne et ecclésiale. Celui qui ne porte pas de fruit ne reste pas dans la communion : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, (mon Père) l’enlève » (Jn 15, 2).

La communion avec Jésus, d’où découle la communion des chrétiens entre eux, est absolument indispensable pour porter du fruit : la communion avec les autres est le fruit le plus beau que les sarments peuvent porter : c’est, en effet, un don du Christ et de son Esprit.

Or, la communion engendre la communion et se présente essentiellement comme communion missionnaire. Jésus, en effet, dit à ses disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous donniez du fruit et que votre fruit demeure » (Jn 15, 16).

La communion et la mission sont profondément unies entre elles, elles se compénètrent et s’impliquent mutuellement, au point que la communion représente la source et tout à la fois le fruit de la mission : la communion est missionnaire et la mission est pour la communion. C’est toujours le même et identique Esprit qui appelle et unit l’Église et qui l’envoie prêcher l’Évangile « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). De son côté, l’Église sait que la communion, reçue en don, a une destination universelle. Ainsi donc, l’Église se sent débitrice, envers l’humanité entière et envers chaque homme, du don reçu de l’Esprit saint, qui répand dans le cœur des croyants la charité de Jésus-Christ, force de cohésion interne et tout à la fois d’expansion au dehors.

(Exhortation apostolique post-synodale Christifideles laici, pape Jean-Paul II, № 32, 30 décembre 1988.)

Prière missionnaire

Vierge et mère Marie, toi qui, mue par l’Esprit, as accueilli le Verbe de la vie dans la profondeur de ta foi humble, totalement abandonnée à l’Éternel, aide-nous à dire notre « oui » dans l’urgence, plus que jamais pressante, de faire retentir la Bonne Nouvelle de Jésus.

Toi, remplie de la présence du Christ, tu as porté la joie à Jean-Baptiste, le faisant exulter dans le sein de sa mère. Toi, tressaillant de joie, tu as chanté les merveilles du Seigneur. Toi, qui es restée ferme près de la Croix avec une foi inébranlable et as reçu la joyeuse consolation de la résurrection, tu as réuni les disciples dans l’attente de l’Esprit afin que naisse l’Église évangélisatrice.

Obtiens-nous maintenant une nouvelle ardeur de ressuscités pour porter à tous l’Évangile de la vie qui triomphe de la mort. Donne-nous la sainte audace de chercher de nouvelles voies pour que parvienne à tous le don de la beauté qui ne se ternit pas.

Toi, Vierge de l’écoute et de la contemplation, mère du bel amour, épouse des noces éternelles, intercède pour l’Église, dont tu es l’icône très pure, afin qu’elle ne s’enferme jamais et jamais se s’arrête dans sa passion pour instaurer le Royaume.

Étoile de la nouvelle évangélisation, aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l’amour pour les pauvres, pour que la joie de l’Évangile parvienne jusqu’aux confins de la terre et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.

Mère de l’Évangile vivant, source de joie pour les petits, prie pour nous. Amen. Alléluia !

(Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, pape François, № 288, 24 novembre 2013.)