Mardi 13 octobre 2020

L’étoile de la nouvelle évangélisation

Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Église. Car, chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’« il a renversé les potentats de leurs trônes » et « a renvoyé les riches les mains vides » (Lc 1, 52-53) est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice. C’est aussi elle qui « conservait avec soi toutes ces choses, les méditant en son cœur » (Lc 2, 19). Marie sait reconnaître les empreintes de l’Esprit de Dieu aussi bien dans les grands événements que dans ceux qui apparaissent imperceptibles. Elle contemple le mystère de Dieu dans le monde, dans l’histoire et dans la vie quotidienne de chacun de nous et de tous. Elle est aussi bien la femme orante et laborieuse à Nazareth, que notre Notre-Dame de la promptitude, celle qui part de son village pour aider les autres « en hâte » (cf. Lc 1, 39-45). Cette dynamique de justice et de tendresse, de contemplation et de marche vers les autres, est ce qui fait d’elle un modèle ecclésial pour l’évangélisation. Nous la supplions afin que, par sa prière maternelle, elle nous aide pour que l’Église devienne une maison pour beaucoup, une mère pour tous les peuples, et rende possible la naissance d’un monde nouveau. C’est le Ressuscité qui nous dit, avec une force qui nous comble d’une immense confiance et d’une espérance très ferme : « Voici, je fais l’univers nouveau » (Ap 21, 5).

(Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, pape François, № 288, 24 novembre 2013.)

Prière missionnaire

Vivre en étant disciple-missionnaire, comme le demande le Pape est loin d’être facile tous les jours. Rester avachi sur son canapé ou mener une vie trop chargée, les chrétiens oscillent souvent entre ces deux écueils. Or toutes ces situations peuvent nous écarter du chemin de la foi, de la charité et de l’espérance, chemin auquel nous sommes tous appelés !

Et pourtant, le Christ n’a-t-il pas mis sur notre route la plus grande des missionnaires ? Marie, celle qui a accueilli Jésus dans sa grande pureté et sa simplicité, a été chargée d’une mission de la plus haute importance : « porter celui qui porte tout ». Elle peut en ce sens devenir notre meilleure alliée. Mère de Jésus, Marie est également notre Mère du Ciel : se confier à elle est donc d’autant plus normal qu’elle veille sans cesse sur chacun de nous, ses enfants. C’est également dans les moments d’épreuves, lorsque l’on vit sa mission de baptisé dangereusement ou loin de nos habitudes, que sa présence est primordiale à nos côtés. (Je vous salue, Marie…)

Comme Marie a su dire « Oui » à l’ange Gabriel et au projet de Dieu, sachons nous aussi accepter ce que Dieu attend de nous. Être missionnaire, c’est se mettre à l’écoute du Seigneur, de Marie, et de notre prochain. Ayons, comme la Vierge Marie, ce courage de faire confiance et d’accueillir avec humilité et simplicité chaque petit événement qui arrive dans notre vie. Qu’ils soient heureux ou parfois moins

réjouissants, ces moments sont porteurs d’un message d’espérance et d’amour du Seigneur. (Je vous salue, Marie…)

Pour parvenir à bien contempler et accueillir le projet de Dieu dans notre vie, le silence intérieur est une clé essentielle. C’est ce silence de Marie, qui médite tout dans son cœur, que le chrétien est appelé à observer. Il permet de dire et redire « oui » chaque jour au Seigneur. Un « oui » de joie et de simplicité. Se mettre dans les pas de Marie, c’est donc suivre son exemple vertueux en vivant selon une discipline particulière : la discipline de la joie ! (Je vous salue, Marie…)

On ne peut pas être missionnaire sans donner une grande importance à la prière dans sa vie. En effet, c’est elle qui va rythmer nos activités, nous donner de la joie, et même quelques coups de pouce en temps d’épreuve. Pourquoi alors ne pas se tourner vers Marie, la reine de l’intercession ? Soutien pour tous ceux qui se placent sous sa protection, la Sainte Vierge intercède auprès de Jésus, son fils, en notre faveur et accompagne ceux qui lui sont dévoués. En récitant des « Je vous salue Marie », en priant fidèlement le chapelet, et même en prononçant l’Angélus, la foi d’un chrétien et son espérance vont grandissantes ! Car même dans les difficultés, Notre Dame accompagne et rassure par la prière. Quoi de mieux pour illuminer sa vie que de laisser entrer dans son cœur la tendresse de notre Mère du Ciel ? (Je vous salue, Marie…)

Marie porte un regard attendri sur chacun de ses enfants qu’elle prend sous son manteau. Elle sert la volonté de Dieu avec bienveillance. C’est avec amour qu’elle a élevé le petit Jésus pour qu’il remplisse sa mission sur Terre. À notre tour alors, en nous mettant à son exemple et en suivant ses pas, de prendre soin des autres. À nous chrétiens baptisés de prendre soin de chaque vie comme d’un trésor et de l’aider

  • s’épanouir sous le regard attendrissant de Marie. Cette mission, très simple, est réalisable au quotidien, dans son travail ainsi qu’avec son entourage. En prenant les plus fragiles sous son manteau, le chrétien vit sa mission de baptisé en union avec Marie guidant ses pas : il observe cette discipline si belle que la Vierge porte en elle : celle de l’amour. (Je vous salue Marie…)

(Marie, notre meilleure alliée pour la Mission, Sixtine Waché, 14 mai 2020)

(https://fr.aleteia.org/2020/05/14/marie-notre-meilleure-alliee-pour-la-mission/)