Mardi, 26e semaine du temps ordinaire

Mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

 

Za 8, 20-23

Ps 87, 1b-7

Lc 9, 51-56

 

[…] Le livre de Zacharie, situé à l’avant-dernière place des douze livres prophétiques, est attribué à l’un des derniers prophètes actifs, avec Agée, après l’exil à Babylone, dans l’épopée de la recomposition de la communauté hébraïque religieuse et civile sur la « terre des pères », lors de la reconstruction du Temple de Jérusalem. La promesse prophétique formulée en Za 8, 20-23 appartient à la troisième partie du livre (cf. Za 8, 12-14), mais est déjà anticipée dans la première partie en Za 2, 10-11, en harmonie avec une tradition prophétique sur le pèlerinage des nations à Jérusalem et l’instauration de la paix, comme en Isaïe 2, 1-4, texte pratiquement identique à Michée 4, 1-4. […]

[…] La référence de Jésus aux jours où il sera élevé de terre (cf. Lc 9, 51) ne concerne pas seulement son ascension au ciel (cf. Lc 24, 50-51; Ac 7, 56), mais comprend aussi le mystère de sa passion et de sa mort, à Jérusalem. Jésus l’avait déjà annoncé une première fois à ses disciples, en clarifiant pour Pierre le sens de sa profession de foi en lui, Jésus, le Messie : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite » (Lc 9, 22). Il le répète à ces mêmes disciples après sa transfiguration (cf. Lc 9, 44), puis une troisième fois aux Douze, avant la montée finale de Jéricho à Jérusalem (cf. Lc 18, 31-33). Dans chacune de ces trois circonstances, il est dit des disciples qu’ils ne parvinrent pas à comprendre le sens de ses paroles. […]

[…] Une variante de la tradition évangélique, conservée en grec, en syrien et en latin, ajoute un élément explicatif à la question des deux disciples : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise, comme le fit Élie? », en référence à ce prophète (cf. 2 R 1, 10-12; cf. Si 48, 3). Pour Jésus, cette requête est erronée et constitue un recours inopportun à l’autorité de l’Écriture Sainte : « Mais Jésus, se retournant, les réprimanda » (Lc 9, 55). […]