Samedi 31 octobre 2020

Ouverture missionnaire !

Les jeunes Églises, qui, à leur tour, sont devenues missionnaires, font preuve de leur maturité dans la foi. Elles ont compris qu’une Église particulière qui n’est pas missionnaire n’est pas pleinement catholique. En effet, si l’Église tout entière est missionnaire, les Églises particulières doivent l’être également : elles sont formées à l’image de l’Église universelle. C’est en elles et à partir d’elles qu’existe l’Église une et unique (Lumen Gentium, №23). Une Église fermée sur elle-même, sans ouverture missionnaire, est une Église inachevée ou une Église malade. L’exemple de l’éveil missionnaire dans les jeunes Églises peut rappeler cette vérité aux Églises anciennes qui, après avoir développé un effort admirable, semblent souvent se laisser aller au découragement et au doute quant à leur devoir missionnaire.

(Message du pape Jean-Paul II pour la Journée mondiale des missions, № 1, 7 juin 1981)

Prière missionnaire

Baptisé, qui es-tu ?

« Nous sommes le corps du Christ, chacun de nous est un membre de ce corps… »

Baptisé, qui es-tu ?

Créé par Dieu, je suis né à nouveau par le baptême, je deviens enfant du Père. Mon Dieu, je te rends grâce pour la vie que tu me donnes. Tu m’aimes toujours d’un cœur de Père. Pardonne-moi mes refus d’aimer et rends-moi fort dans le combat contre le mal.

Baptisé, qui es-tu ?

En frère aîné, le Christ m’invite à marcher à sa suite, à vivre en communion avec lui et avec tous les membres de l’Église, le Corps dont il est la Tête. Seigneur Jésus, je te rends grâce de m’appeler à ne faire plus qu’un avec toi et avec ton Corps. Pardonne mes actes et mes paroles qui la blessent et la divisent. Toi qui es venu rassembler les enfants de Dieu dispersés, continue en moi et par moi cette mission au milieu des hommes et des femmes de notre temps.

Baptisé, qui es-tu ?

Dieu a envoyé dans mon cœur l’Esprit de son Fils pour être avec moi, demeurer en moi, m’unir au Père et à chacun de mes frères et sœurs. Esprit de Jésus, je te rends grâce, toi qui m’animes et me fais grandir vers la sainteté. Pardonne-moi d’étouffer si souvent ton inspiration. Éclaire-moi et donne-moi de ne pas me séparer de toi, cœur de mon cœur. Oh ! Merci mon Dieu, d’avoir fait de moi un baptisé ! Donne-moi la grâce de vivre en vrai enfant du Père, uni à Jésus, conduit par l’Esprit.

(Texte de saint Jean Eudes. OC II 168-173)

(http://www.ssccjm.org/spiritualite/prieres_textes_JE/baptise_quiestu.html)

CONCLUSION :

Animés par l’amour

L’œuvre de l’évangélisation suppose, dans l’évangélisateur, un amour fraternel toujours grandissant envers ceux qu’il évangélise. Ce modèle d’évangélisateur qu’est l’Apôtre Paul écrivait aux Thessaloniciens cette parole qui est un programme pour nous tous : « Telle était notre tendresse pour vous que nous aurions voulu vous livrer, en même temps que l’Évangile de Dieu, notre propre vie, tant vous nous étiez devenus chers ». Quelle est cette affection ? Bien plus que celle d’un pédagogue, elle est celle d’un père ; et plus encore : celle d’une mère. C’est cette affection que le Seigneur attend de chaque prédicateur de l’Évangile, de chaque bâtisseur de l’Église. Un signe d’amour sera le souci de donner la vérité et d’introduire dans l’Unité. Un signe d’amour sera également de se dévouer sans réserve ni retour

  • l’annonce de Jésus-Christ. Permettez-nous de faire mention de quelques autres signes de cet amour.

Le premier est le respect de la situation religieuse et spirituelle des personnes qu’on évangélise. Un autre signe de cet amour est le souci de ne pas blesser l’autre, surtout s’il est faible dans sa foi. Un signe d’amour sera aussi l’effort de transmettre aux chrétiens non pas des doutes et des incertitudes nés d’une érudition mal assimilée, mais des certitudes solides, parce que ancrées dans la Parole de Dieu.

(Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, pape Paul VI, № 79, 8 décembre 1975.)

Où nous envoie Jésus ?

Il n’y a pas de frontières, il n’y a pas de limites : il nous envoie à tous. L’Évangile est pour tous et non pour quelques-uns. Il n’est pas seulement pour ceux qui semblent plus proches, plus réceptifs, plus accueillants. Il est pour tous. N’ayez pas peur d’aller, et de porter le Christ en tout milieu, jusqu’aux périphéries existentielles, également à celui qui semble plus loin, plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous, il veut que tous sentent la chaleur de sa miséricorde et de son amour. Il nous invite à aller sans crainte avec l’annonce missionnaire, là où nous nous trouvons et avec qui nous sommes, dans le quartier, au bureau, au sport, lors des sorties avec les amis, dans le bénévolat ou dans le travail ; toujours il est bon et opportun de partager la joie de l’Évangile. C’est ainsi que le Seigneur va chercher tout le monde. Et vous, jeunes, il veut que vous soyez ses instruments pour répandre lumière et espérance, car il veut compter sur votre audace, votre courage et votre enthousiasme.

(Exhortation apostolique post-synodale Christus Vivit, pape François, № 177, 25 mars 2019)

L’aide missionnaire des Œuvres pontificales missionnaires

L’esprit de l’aide, que nous voulons recommander et promouvoir, est précisément celui des Œuvres pontificales missionnaires, dont nous avons, à plusieurs reprises, mis en relief l’importance. Ces œuvres, en effet, sont nées au sein même de la Communauté chrétienne, avec le but d’encourager la conscience missionnaire de tout le Peuple de Dieu ; et c’est à cause de leur nature universelle, et, littéralement catholique, que nos prédécesseurs leur ont accordé ce titre : « pontificales ». Par cette appellation, qui