Mercredi 7 octobre 2020

Porter la Bonne Nouvelle

Évangéliser, pour l’Église, c’est porter la Bonne Nouvelle dans tous les milieux de l’humanité et, par son impact, transformer du dedans, rendre neuve l’humanité elle-même : « Voici que je fais l’univers nouveau ! ». Mais il n’y a pas d’humanité nouvelle s’il n’y a pas d’abord d’hommes nouveaux, de la nouveauté du baptême et de la vie selon l’Évangile. Le but de l’évangélisation est donc bien ce changement intérieur et, s’il fallait le traduire d’un mot, le plus juste serait de dire que l’Église évangélise lorsque, par la seule puissance divine du message qu’elle proclame, elle cherche à convertir en même temps la conscience personnelle et collective des hommes, l’activité dans laquelle ils s’engagent, la vie et le milieu concrets qui sont les leurs. Dans le dynamisme de l’évangélisation, celui qui accueille l’Évangile comme Parole qui sauve le traduit normalement en ces gestes sacramentels : adhésion à l’Église, accueil des sacrements qui manifestent et soutiennent cette adhésion, par la grâce qu’ils confèrent.

(Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, pape Paul VI, № 18 et № 23, 8 décembre 1975.)

La prière du Rosaire est missionnaire

« En ce mois d’octobre, nous entrons dans le mois du Rosaire, qui est aussi celui de la Journée mondiale des Missions. C’est même toute une semaine qui sera consacrée à la prière pour les missions, avec une journée continue de prière qui, dans notre diocèse, aura lieu le 16 octobre.

Entre le Rosaire et les missions, quel rapport ? Tout simplement la portée même de la prière du Rosaire, qui est missionnaire. En témoigne la figure de Pauline Jaricot, qui à vingt-trois ans (1822) fonda à Lyon l’Œuvre de la Propagation de la Foi, pour soutenir les missionnaires dans le monde, et quatre ans après le Rosaire vivant, pour soutenir la foi dans un monde déjà sécularisé.

La mission et la prière vont de pair. Et Marie, depuis la Pentecôte, ne cesse d’accompagner la prière de l’Église en mission. C’est la raison pour laquelle je souhaite associer plus fortement la Vierge Marie aux efforts missionnaires de notre diocèse, notamment à travers le travail de transformation de nos paroisses.

Enfin, je fais de cette année pastorale une année des vocations. Nous avons la joie d’accueillir des prêtres venus d’ailleurs. Nous devons demander instamment des vocations qui naissent chez nous, signes de la fécondité de notre Église. Le oui de Marie peut et doit inspirer nos propres oui. Oui, Seigneur, pour faire de moi ton serviteur, ta servante, selon ma vocation. Oui, Seigneur, pour t’aimer et te faire aimer, pour te suivre sur le chemin que tu traces pour moi et pour nous, pour soutenir les plus jeunes dans leur foi, pour enlever ce qui en moi déforme ton visage et fait obstacle à ta mission. Pour tout cela, comptons sur Marie, et prenons-la chez nous, à l’invitation de Jésus sur la croix. »

Mgr Thierry Brac de la Perrière, évêque de Nevers, évoque le mois du Rosaire (2017)

(https://www.riposte-catholique.fr/archives/141722)

*Voir le Rosaire missionnaire avec le pape François, sur le site www.missionfoi.ca, mois missionnaire 2020.