À la fête de l’Ascension, nous célébrons le départ de Jésus vers son Père et notre Père. Le mot « ascension » vient du latin ascensio (action de monter) qui vient lui-même du verbe ascendere (ad-scendere), qui signifie « monter, gravir ». Les évangiles de Marc et Luc parlent de l’enlèvement au ciel de Jésus.

Cette année 2021, l’Ascension nous retrouve encore en temps de pandémie. Comme l’année passée. Comme vous, j’espérais être dans une situation différente, mais hélas. Nous avons célébré dans la joie la résurrection du Seigneur à la fête de Pâques. Les règles sanitaires pour se protéger de la COVID avaient été allégées pour nous permettre d’aller à la messe. C’est avec joie que j’ai pu  vivre les célébrations liturgiques du Triduum Pascal. Nos églises pouvaient accueillir jusqu’à 250 personnes. Au lendemain de Pâques avec la montée des chiffres du nombre des personnes infectées au Canada et au Québec, les règles furent serrées à nouveau afin de prévenir la propagation du virus et des fameux variants.   

Dans l’entre-temps, après sa résurrection, Jésus était confiné quelque part en Palestine antique. Il apparaissait à ses disciples, ceux d’Emmaüs, à Thomas, aux Douze, etc. Il voulait les convaincre qu’il était ressuscité, qu’il était vivant. Cependant, comme il a vaincu la mort, Jésus ressuscité était libre et puissant en ce moment. Pour lui, c’était un confinement spirituel et divin. Il reste Maître du monde et fils de Dieu. Ses disciples étaient confinés, enfermés chez eux à cause de la peur. Jésus les fit sortir de leur cachette. D’après l’évangile de saint Luc, « Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, après l’avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie ; et ils étaient continuellement dans le Temple, louant et bénissant Dieu. » (Lc 24, 50-53)

Jésus est enlevé au ciel. C’est l’ascension. C’est une manière biblique et imagée pour dire que Jésus ressuscité a quitté la Terre pour rejoindre Dieu en son lieu propre : le Ciel. En montant au ciel, Jésus est entré dans un autre mode de présence à ses disciples et à ceux et celles qui allaient croire en lui. Saint Luc nous dit qu’après le départ de Jésus, ses disciples étaient souvent au Temple et louaient Dieu. L’évangile de Marc souligne : « Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer la Parole de Dieu en tout lieu. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait leur prédication par les signes miraculeux qui l’accompagnaient ». (Mc 16, 20)

L’Église naissante avait conscience d’être envoyée en mission partout dans le monde pour annoncer le joyeux message du Messie crucifié et revenu à la vie, qui ouvre à tous les humains les sources du salut universel. Marc termine son évangile en insistant sur la présence active et efficace du Seigneur Jésus à l’action missionnaire.

Au vrai dire, Jésus ne s’est pas déconfiné… car il n’a jamais été confiné. Il a accepté librement la condition humaine, par abaissement volontaire, que la tradition appelle la kénose, un mot grec qui signifie humilité (cf. Philippines, 2, 1-5). Avec l’Ascension, c’est le mouvement inverse d’élèvement. Il est retourné d’où il était venu, disent les Anges. Ce qui est intéressant avec le récit de la dernière apparition de Jésus au groupe des Onze, c’est qu’il fait le dernier envoi en mission avec la promesse d’être avec eux jusqu’à la fin des temps. En montrant aux siens qu’il partait, Jésus leur dit qu’il serait présent avec eux dans la Mission.

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