Pâques! Le printemps! Il n’y a pas à dire, cela fait du bien au moral. Ressentir, célébrer la vie nouvelle, voilà qui nous change du climat d’anxiété que nous connaissons depuis l’apparition du coronavirus et ses vagues successives. La lutte continue, et pour un temps encore, nos gouvernements nous demandent une forte adhésion aux mesures sanitaires. De cette réponse dépendrait la sortie de crise. Il s’agit de freiner la progression fulgurante des « variants ». En attendant qu’une large portion de la population soit vaccinée, il ne faut pas relâcher notre vigilance, ne pas céder à notre « fatigue COVID », nous prévient-on.  

Ces derniers jours, le mot « adhésion » revient avec une certaine fréquence dans notre déjà riche vocabulaire de la pandémie. Alors, autant faire avec, pour l’accrocher à notre vie de foi. En cette saison de Pâques, nous sommes invités à adhérer encore plus fortement au Christ ressuscité, vainqueur de toutes les formes du mal. En lui, la vie a triomphé!

Dans le vocabulaire commun, on parle d’adhésion syndicale, d’adhésion à un parti politique, à un projet, une doctrine ou une idéologie. Le mot laisse entendre non seulement une approbation intellectuelle mais un engagement de toute la personne. Ces dernières années, il semble beaucoup moins en vogue qu’il ne l’était. Peut-être que notre époque se méfie de ces adhésions qui tournent au fanatisme. Dans le langage COVID, l’adhésion se traduit par des comportements responsables qui auront un impact sur la santé publique.

Qu’en est-il de notre adhésion à la personne du Ressuscité? Quels impacts auront nos comportements de foi sur la santé spirituelle de nos frères et soeurs? Notre tâche d’adhésion est immense. Adhérer à la foi, c’est croire que la vie peut se frayer un chemin malgré tous les obstacles. Comme pour la course entre le vaccin et les variants, il y a une urgence qui nous rejoint nous aussi :

Les 80 millions de réfugiés trouveront-ils une terre d’accueil? Quand se terminera l’errance des déplacés de la misère et des changements climatiques, et celle des migrants en recherche d’une vie meilleure? Les personnes qui connaissent la précarité alimentaire, celles qui vivent dans des conditions insalubres, les sans-abris: à quand l’accès pour tous à la santé, à la nourriture et au logement? À quand l’éradication de la pauvreté en de nombreux pays? Et toutes ces personnes enfermées dans la solitude, et les victimes de discrimination et d’injustice: à quand la fraternité véritable?

Croire en la Résurrection, c’est croire que tous ces fruits sont liés à une forte adhésion, à l’engagement de toute notre personne à la suite du Ressuscité.

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