< Retour au blogue

11 Mar 2026

En ce Carême, l’Église nous invite à retrouver l’essentiel

Par P. Rodrigo Zuluaga

Le temps du Carême s’est ouvert devant nous comme une grâce et une invitation. Grâce de Dieu qui nous offre un nouveau départ. C’est une invitation à ralentir, à faire silence, à écouter la Parole, et à recentrer notre foi sur Jésus-Christ.

J’ai aimé beaucoup les paroles du pape Léon XIV au début de notre Carême: « Bien-aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. » (Message du pape Léon XIV pour le Carême 2026)

Dans un monde saturé de bruits, de distractions et d’inquiétudes, des réseaux sociaux, l’Église nous appelle à retrouver l’essentiel : écouter Dieu qui parle à notre cœur, et vivre une foi qui s’incarne et se voit dans les gestes que nous posons.

Des témoins de la foi pour aujourd’hui

Cette année, une belle nouvelle accompagne notre marche spirituelle. Le samedi 21 février 2026, le pape Léon XIV a autorisé la promulgation de décrets concernant cinq personnes, dont j’en soulignerai trois. Deux hommes qui seront déclarés bienheureux et un autre dont on lui a reconnu des vertus héroïques :

Gabriel-Maria Nicolas, prêtre français (1460-1532). Théologien et prédicateur dévoué, il fut animé d’un grand zèle missionnaire et d’une charité rayonnante. Il contribua à propager la dévotion à l’Immaculée Conception, incarnant l’idéal franciscain marial : pauvreté, humilité, prière et imitation de Marie.

Béchara Abou-Mourad, prêtre libanais (1853–1930), moine melkite. Reconnu pour sa profonde spiritualité et son service fidèle des communautés, il allia ministère itinérant et accompagnement spirituel. Le miracle attribué à son intercession — la guérison en 1983 d’une femme qui ne pouvait plus marcher — a été reconnu. Entré jeune au monastère du Saint-Sauveur, il reçut le nom « Béchara », signifiant Bonne Nouvelle.

Théophane, (1913-1968) prêtre de l’ordre des Frères mineurs capucins. Baptisé sous le nom de Michael, il est né et a grandi dans la région indienne de Kerala où réside un très grand nombre de chrétiens aujourd’hui. Théophane est le nom qu’il prend lors de sa prise d’habit alors qu’il rentre chez les Capucins, ayant été attiré par la spiritualité franciscaine. Il est ordonné prêtre et prend plusieurs fonctions, dont celle d’enseignant. Homme d’une grande disponibilité, il est surtout connu pour son service et son attention portés à l’égard des personnes les plus pauvres de la société, à l’image de saint François d’Assise.

Trois vies, trois cultures, trois époques, une même lumière : la sainteté vécue dans la fidélité, la mission et la charité.

À l’exemple de ces modèles, l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi poursuit sa mission discrète, mais essentielle. Elle aide le Pape et toute l’Église à soutenir la foi dans les Églises plus jeunes, à vivre la charité concrète et être à l’écoute des Églises les plus démunies. Elle rappelle que la Mission est l’affaire de tous; qu’elle est prière, solidarité, et partage.

Cherchons l’essentiel.

 

(Photo: Pexels.com / King Cyrus Studios)

 

 

Partager sur les médias sociaux:
Partager sur les médias sociaux:

Infolettre

Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir les toutes dernières nouvelles de nos Œuvres! Billets de blogue, nouvelles, vidéos et contenus exclusifs vous attendent à chaque mois!

Soutenez Mission foi

Contribuez au développement de l'Église en terre de mission, et apportez l'espoir du Christ aux plus démunis.

Faire un don