Mois missionnaire 2022

Célébrer, faire connaitre, et soutenir l'action missionnaire

Le Mois missionnaire d’octobre est célébré chaque année. C’est une occasion pour l’Église de souligner l’importance de l’engagement missionnaire de la part de tous les baptisés, ainsi que les diverses initiatives d’évangélisation qui y sont rattachées. La Journée mondiale des missions (JMM) – instaurée par le pape Pie XI en 1924 et confiée à l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi –, constitue le point culminent du Mois. Célébrée chaque avant-dernier dimanche d’octobre, c’est une journée spéciale de prière et de collecte de fonds pour venir en aide aux diverses initiatives soutenues par l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi.

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Guide et ressources 2022

Guide d’animation 2022

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Animation Guide 2022

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Affiche officielle du Mois missionnaire 2022

Voici l’affiche de cette année. Téléchargez-là et partagez-là dans vos réseaux!

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Official World Mission Day 2022 Poster

Official World Mission Day 2022 Poster. Share it with everyone you know!

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Prière du Mois missionnaire 2022

« Fais de nous des témoins »: prière du Mois missionnaire 2022

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Missionary Month 2022 Prayer

« Make Us Your Witnesses »: Prayer for Missionary Month 2022

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Neuvaine avec la bienheureuse Pauline Jaricot

Pauline était une femme d'action, soucieuse de venir en aide aux besoins criants de son époque. Toutefois, sa vie nous rappelle que chacun de ses gestes n'avaient du sens que dans une vie spirituelle enracinée dans la prière.

Célébrons Pauline Jaricot

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Novena with Blessed Pauline Jaricot

Pauline was a woman of action, concerned in helping the crying needs of her time. Nevertheless, her life is a reminder that every single one of her actions only had their fullest meaning within a spiritual life rooted in prayer.

Célébrons Pauline Jaricot

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Prions avec Marie pour les missions

Mission foi vous propose des méditations des mystères du Rosaire à la lumière du thème et du message du pape François pour la Journée mondiale des missions 2022

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Méditations sur les textes liturgiques du mois d’octobre 2022

31 méditations des lectures de chaque jour du mois.

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Réflexions sur les textes bibliques des dimanches d’octobre 2022

Réflexions dominicales qui peuvent servir pour les bulletins paroissiaux et les homélies.

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La Mission, parles-m’en!

Basé sur le projet-partage de Mond'Ami, cette activité missionnaire pour les enfants est ajustable selon vos besoins et l'âge des jeunes.

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Message du Saint-Père 2022

Message du pape François pour la Journée mondiale des missions 2022

« Vous serez mes témoins » (Ac 1, 8)

Chers frères et sœurs !

Ces paroles sont celles de la dernière conversation de Jésus Ressuscité avec ses disciples, avant de monter au Ciel, telle qu’elle est décrite dans les Actes des Apôtres : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la Terre » (Ac 1, 8). Et c’est aussi le thème de la Journée mondiale des missions 2022 qui nous aide, comme toujours, à vivre le fait que l’Église est missionnaire par nature. Cette année, elle nous donne l’occasion de commémorer quelques anniversaires importants pour la vie et la mission de l’Église : la fondation, il y a 400 ans, de la congrégation de Propaganda Fide – aujourd’hui pour l’Évangélisation des peuples – et, il y a 200 ans, l’Œuvre de la propagation de la foi qui, avec l’Œuvre de la Sainte-Enfance et l’Œuvre de Saint-Pierre-Apôtre, a obtenu il y a 100 ans la reconnaissance « pontificale ».

Arrêtons-nous sur ces trois expressions clé qui résument les trois fondements de la vie et de la mission des disciples : « Vous serez mes témoins », « jusqu’aux extrémités de la Terre » et « vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ».

  1. « Vous serez mes témoins » – L’appel de tous les chrétiens à témoigner du Christ

C’est le point central, le cœur de l’enseignement de Jésus aux disciples en vue de leur mission dans le monde. Tous les disciples seront témoins de Jésus grâce au Saint-Esprit qu’ils recevront : ils seront constitués comme tels par grâce. Où qu’ils aillent, où qu’ils soient. De même que le Christ est le premier envoyé, c’est-à-dire missionnaire du Père (cf. Jn 20, 21) et, en tant que tel, son « témoin fidèle » (cf. Ap 1, 5), de même tout chrétien est appelé à être un missionnaire et un témoin du Christ. Et l’Église, communauté des disciples du Christ, n’a d’autre mission que celle d’évangéliser le monde en témoignant du Christ. L’identité de l’Église est d’évangéliser.

Une relecture d’ensemble plus approfondie éclaire certains aspects toujours actuels pour la mission confiée par le Christ à ses disciples : « Vous serez mes témoins ». La forme plurielle souligne le caractère communautaire-ecclésial de l’appel missionnaire des disciples. Tout baptisé est appelé à la mission dans l’Église et par mandat de l’Église : la mission se fait donc ensemble, et non individuellement, en communion avec la communauté ecclésiale et non de sa propre initiative. Et même s’il y a quelqu’un qui, dans une situation très particulière, accomplit seul la mission d’évangélisation, il l’accomplit et devra toujours l’accomplir en communion avec l’Église qui l’a envoyé. Comme l’enseigne saint Paul VI dans l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, un document qui m’est très cher : « Évangéliser n’est pour personne un acte individuel et isolé, mais c’est un acte profondément ecclésial. Lorsque le plus obscur prédicateur, catéchiste ou pasteur, dans la contrée la plus lointaine, prêche l’Évangile, rassemble sa petite communauté ou confère un sacrement, même seul, il fait un acte d’Église et son geste se rattache certainement, par des rapports institutionnels, mais aussi par des liens invisibles et par des racines souterraines de l’ordre de la grâce, à l’activité évangélisatrice de toute l’Église » (n. 60). En effet, ce n’est pas un hasard si le Seigneur Jésus a envoyé ses disciples en mission deux par deux. Le témoignage des chrétiens au Christ a un caractère essentiellement communautaire. D’où l’importance essentielle de la présence d’une communauté, même petite, dans la réalisation de la mission.

Deuxièmement, il est demandé aux disciples de vivre leur vie personnelle dans une optique de mission : ils sont envoyés par Jésus dans le monde non seulement pour faire la mission, mais aussi et surtout pour vivre la mission qui leur a été confiée ; non seulement pour rendre témoignage, mais aussi et surtout pour être des témoins du Christ. Comme le dit l’apôtre Paul avec des mots vraiment émouvants : « Toujours nous portons, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. »  (2 Co 4, 10). L’essence de la Mission est de rendre témoignage au Christ, c’est-à-dire à sa vie, sa passion, sa mort et sa résurrection par amour du Père et de l’Humanité. Ce n’est pas un hasard si les Apôtres ont cherché à remplacer Judas parmi ceux qui, comme eux, avaient été « témoins de sa résurrection » (Ac 1, 22). C’est du Christ, et du Christ ressuscité dont nous devons témoigner et dont nous devons partager la vie. Les missionnaires du Christ ne sont pas envoyés pour se communiquer eux-mêmes, pour montrer leurs qualités et leurs capacités de persuasion ou leurs compétences en matière de gestion. Ils ont, au contraire, le grand honneur d’offrir le Christ, en paroles et en actes, en annonçant à tous la Bonne Nouvelle du salut avec joie et franchise, comme les premiers apôtres.

Par conséquent, en dernière analyse, le véritable témoin c’est le “martyr”, celui qui donne sa vie pour le Christ en échange du don qu’il nous fait de lui-même. « La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus » (Evangelii gaudium, n. 264).

Enfin, en ce qui concerne le témoignage chrétien, l’observation de saint Paul VI reste toujours pertinente : « L’Homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou, s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » (Evangelii nuntiandi, n. 41). Par conséquent, pour la transmission de la foi, le témoignage de la vie évangélique des chrétiens est fondamental.  De même, la tâche de proclamer sa personne et son message reste tout aussi nécessaire. En effet, Paul VI lui-même poursuit : « Oui, elle est toujours indispensable, la prédication, cette proclamation verbale d’un message […] La parole reste toujours actuelle, surtout lorsqu’elle est porteuse de la puissance de Dieu. C’est pourquoi reste lui aussi d’actualité l’axiome de saint Paul : “La foi vient de ce qu’on entend” (Rm 10, 17) : c’est la Parole entendue qui conduit à croire » (ibid., n. 42).

Par conséquent, l’exemple de la vie chrétienne et l’annonce du Christ vont ensemble dans l’évangélisation. L’un sert l’autre. Ce sont les deux poumons avec lesquels toute communauté doit respirer pour être missionnaire. Ce témoignage complet, cohérent et joyeux du Christ sera certainement la force d’attraction pour la croissance de l’Église également au troisième millénaire. J’exhorte donc chacun à retrouver le courage, la franchise, cette parrhésie des premiers chrétiens, pour témoigner du Christ en paroles et en actes, dans tous les domaines de la vie.

  1. « Jusqu’aux extrémités de la Terre » – L’actualité perpétuelle d’une mission d’évangélisation universelle

En exhortant les disciples à être ses témoins, le Seigneur ressuscité, leur dit là où ils sont envoyés : « À Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la Terre » (Ac 1, 8). Le caractère universel de la mission des disciples apparaît clairement ici. Le mouvement géographique “centrifuge” est mis en évidence, presque en cercles concentriques, de Jérusalem considérée par la tradition juive comme le centre du monde, à la Judée et la Samarie, et jusqu’aux « extrémités de la Terre ». Ils ne sont pas envoyés pour faire du prosélytisme mais pour annoncer. Le chrétien ne fait pas de prosélytisme. Les Actes des Apôtres nous racontent ce mouvement missionnaire : ils nous donnent une belle image de l’Église “en sortie” pour accomplir sa vocation de témoigner du Christ Seigneur, guidée par la Providence divine dans les circonstances concrètes de la vie. En effet, les premiers chrétiens sont persécutés à Jérusalem et c’est pourquoi ils sont dispersés en Judée et en Samarie et ont partout témoigné du Christ (cf. Ac 8, 1.4).

Quelque chose de similaire se produit encore à notre époque. En raison des persécutions religieuses et des situations de guerre et de violence, de nombreux chrétiens sont contraints de fuir leur terre pour se rendre dans d’autres pays. Nous sommes reconnaissants envers ces frères et sœurs qui ne s’enferment pas dans leur souffrance, mais témoignent du Christ et de l’amour de Dieu dans les pays qui les accueillent. C’est ce à quoi saint Paul VI les exhortait à faire lorsqu’il considérait la « responsabilité qui revient aux migrants dans les pays qui les reçoivent » (Evangelii nuntiandi, n. 21). En effet, nous expérimentons de plus en plus comment la présence de fidèles de diverses nationalités enrichit le visage des paroisses et les rend plus universelles, plus catholiques. Par conséquent, la pastorale des migrants est une activité missionnaire à ne pas négliger, elle peut aider aussi les fidèles locaux à redécouvrir la joie de la foi chrétienne qu’ils ont reçue.

L’indication « jusqu’aux extrémités de la Terre » interpellera les disciples de Jésus à toutes les époques et les poussera à aller au-delà des lieux habituels pour lui rendre témoignage. Malgré toutes les facilités dues aux progrès de la modernité, il existe encore aujourd’hui des zones géographiques où les missionnaires témoins du Christ ne sont pas encore arrivés avec la Bonne Nouvelle de son amour. D’autre part, aucune réalité humaine ne devrait être étrangère à l’attention des disciples du Christ dans leur mission. L’Église du Christ a été, est et sera toujours “en sortie” vers de nouveaux horizons géographiques, sociaux et existentiels, vers des lieux et des situations humaines “limites”, afin de témoigner du Christ et de son amour à tous les hommes et toutes les femmes de tout peuple, de toute culture et de tout statut social. En ce sens, la Mission sera toujours aussi missio ad gentes, comme nous l’a enseigné le concile Vatican II, car l’Église devra toujours aller au-delà, au-delà de ses propres limites, pour témoigner de l’amour du Christ à tous. À cet égard, je voudrais rappeler le souvenir et remercier les nombreux missionnaires qui ont dépensé leur vie pour aller “au-delà”, en incarnant la charité du Christ envers les nombreux frères et sœurs qu’ils ont rencontrés.

  1. « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous » – Laissez-vous toujours fortifier et guider par l’Esprit

En annonçant aux disciples leur mission d’être ses témoins, le Christ ressuscité promet également la grâce pour une si grande responsabilité : « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins » (Ac 1, 8). En effet, selon le récit des Actes des Apôtres, c’est précisément après la descente de l’Esprit Saint sur les disciples de Jésus qu’a lieu la première action de témoignage au Christ mort et ressuscité, avec une proclamation kérygmatique, le discours missionnaire de saint Pierre aux habitants de Jérusalem. Ainsi commence l’ère de l’évangélisation du monde par les disciples de Jésus, qui étaient avant faibles, craintifs et fermés. L’Esprit Saint les a fortifiés, leur a donné le courage et la sagesse de témoigner du Christ devant tout le monde.

Tout comme « personne n’est capable de dire : “Jésus est Seigneur” sinon dans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3), de même aucun chrétien ne peut rendre un témoignage complet et authentique au Christ Seigneur sans l’inspiration et l’aide de l’Esprit. Par conséquent, tout disciple missionnaire du Christ est appelé à reconnaître l’importance fondamentale de l’action de l’Esprit, à vivre avec lui dans la vie quotidienne et recevoir sans cesse de sa part force et inspiration. Plus encore, au moment où nous nous sentons fatigués, démotivés, perdus, rappelons-nous de nous tourner vers l’Esprit Saint dans la prière, qui – je tiens à le souligner une fois de plus – a un rôle fondamental dans la vie missionnaire, pour nous laisser restaurer et fortifier par lui, source divine inépuisable des énergies nouvelles et de la joie de partager la vie du Christ avec les autres. « Recevoir la joie de l’Esprit est une grâce. Elle est la seule force que nous puissions avoir pour prêcher l’Évangile, pour professer la foi au Seigneur » (Message aux Œuvres pontificales missionnaires, 21 mai 2020). L’Esprit est donc le véritable protagoniste de la Mission : c’est lui qui donne la parole juste, au bon moment et de juste manière.

C’est à la lumière de l’action de l’Esprit Saint que nous voulons aussi lire les anniversaires missionnaires de cette année 2022. L’institution de la Sacrée congrégation de propaganda fide, en 1622, était motivée par le désir de promouvoir le mandat missionnaire sur de nouveaux territoires. Une intuition providentielle ! La Congrégation s’est avérée cruciale pour rendre la mission évangélisatrice de l’Église véritablement telle, c’est-à-dire indépendante de l’ingérence des pouvoirs du monde, afin d’établir ces Églises locales qui font preuve d’une telle vigueur aujourd’hui. Nous espérons que, comme au cours des quatre siècles passés, la Congrégation, avec la lumière et la force de l’Esprit, poursuivra et intensifiera son travail de coordination, d’organisation et d’animation des activités missionnaires de l’Église.

Le même Esprit, qui guide l’Église universelle, inspire également des hommes et des femmes simples pour des missions extraordinaires. C’est ainsi qu’une jeune fille française, Pauline Jaricot, fonda l’Œuvre de la propagation de la foi, il y a exactement 200 ans. Sa béatification sera célébrée en cette année jubilaire. Bien que ce fut dans des conditions précaires, elle accepta l’inspiration de Dieu pour mettre en place un réseau de prières et de collectes pour les missionnaires, afin que les fidèles puissent participer activement à la mission « jusqu’aux extrémités de la Terre ». De cette idée géniale est née la Journée mondiale des missions, que nous célébrons chaque année, et dont la collecte dans toutes les communautés est destinée au fonds universel avec lequel le Pape soutient l’activité missionnaire.

Dans ce contexte, je rappelle également l’évêque français Charles de Forbin-Janson qui lança l’Œuvre de la Saint-Enfance afin de promouvoir la mission parmi les enfants avec la devise “les enfants évangélisent les enfants, les enfants prient pour les enfants, les enfants aident les enfants dans le monde entier” ; de même Mme Jeanne Bigard, qui donna naissance à l’Œuvre de Saint-Pierre-Apôtre pour le soutien des séminaristes et des prêtres en terre de mission. Ces trois œuvres missionnaires ont été reconnues comme “pontificales” il y a juste cent ans. Et c’est également sous l’inspiration et la direction de l’Esprit Saint que le bienheureux Paolo Manna, né il y a 150 ans, fonda l’actuelle Union pontificale missionnaire pour sensibiliser et encourager à la Mission les prêtres, les religieux et religieuses et tout le peuple de Dieu. Paul VI lui-même fut membre de cette œuvre et lui confirma une reconnaissance pontificale. Je mentionne ces quatre œuvres pontificales missionnaires pour leurs grands mérites historiques et aussi pour vous inviter à vous réjouir avec elles en cette année spéciale pour leurs activités de soutien à la mission évangélisatrice dans l’Église universelle et dans les Églises locales. Je forme le vœu que les Églises locales trouveront dans ces œuvres un instrument solide pour nourrir l’esprit missionnaire dans le Peuple de Dieu.

Chers frères et sœurs, je continue à rêver d’une Église entièrement missionnaire et d’un nouveau printemps missionnaire des communautés chrétiennes. Et je répète le souhait de Moïse pour le peuple de Dieu en chemin : « Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 29). Oui, puissions-nous tous, dans l’Église, être ce que nous sommes déjà en vertu de notre baptême : des prophètes, des témoins, des missionnaires du Seigneur ! Avec la puissance de l’Esprit Saint, et jusqu’aux extrémités de la Terre. Ô Marie, Reine des Missions, priez pour nous !

Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 janvier 2022, Épiphanie du Seigneur.

François

Message from His Holiness 2022

Message from His Holiness Pope Francis for World Mission Day 2022

“You shall be my witnesses” (Acts 1:8)

Dear brothers and sisters!

These words were spoken by the Risen Jesus to his disciples just before his Ascension into heaven, as we learn from the Acts of the Apostles: “You shall receive power when the Holy Spirit has come upon you; and you shall be my witnesses in Jerusalem and in all Judea and Samaria and to the ends of the earth” (1:8). They are also the theme of the 2022 World Mission Day which, as always, reminds us that the Church is missionary by nature. This year World Mission Day offers us the opportunity to commemorate several important events in the Church’s life and mission: the fourth centenary of the founding of the Congregation de Propaganda Fide, now the Congregation for the Evangelization of Peoples, and the second centenary of the Society of the Propagation of the Faith. A hundred years ago, the latter, together with the Society of the Holy Childhood and the Society of Saint Peter the Apostle, was granted the title “Pontifical”.

Let us reflect on the three key phrases that synthesize the three foundations of the life and mission of every disciple: “You shall be my witnesses”, “to the ends of the earth” and “you shall receive the power of the Holy Spirit”.

1. “You shall be my witnesses” – The call of every Christian to bear witness to Christ

This is the central point, the heart of Jesus’ teaching to the disciples, in view of their being sent forth into the world. The disciples are to be witnesses of Jesus, thanks to the grace of the Holy Spirit that they will receive. Wherever they go and in whatever place they find themselves. Christ was the first to be sent, as a “missionary” of the Father (cf. Jn 20:21), and as such, he is the Father’s “faithful witness” (cf. Rev 1:5). In a similar way, every Christian is called to be a missionary and witness to Christ.  And the Church, the community of Christ’s disciples, has no other mission than that of bringing the Gospel to the entire world by bearing witness to Christ.  To evangelize is the very identity of the Church.

A deeper look at the words, “You shall be my witnesses”, can clarify a few ever timely aspects of the mission Christ entrusted to the disciples. The plural form of the verb emphasizes the communitarian and ecclesial nature of the disciples’ missionary vocation. Each baptized person is called to mission, in the Church and by the mandate of the Church: consequently, mission is carried out together, not individually, in communion with the ecclesial community, and not on one’s own initiative. Even in cases where an individual in some very particular situation carries out the evangelizing mission alone, he must always do so in communion with the Church which commissioned him. As Saint Paul VI taught in the Apostolic Exhortation Evangelii Nuntiandi, a document dear to my heart: “Evangelization is for no one an individual and isolated act; it is one that is deeply ecclesial. When the most obscure preacher, catechist or pastor in the most distant land preaches the Gospel, gathers his little community together or administers a sacrament, even alone, he is carrying out an ecclesial act, and his action is certainly attached to the evangelizing activity of the whole Church by institutional relationships, but also by profound invisible links in the order of grace. This presupposes that he acts not in virtue of a mission which he attributes to himself or by a personal inspiration, but in union with the mission of the Church and in her name” (No. 60). Indeed, it was no coincidence that the Lord Jesus sent his disciples out on mission in pairs; the witness of Christians to Christ is primarily communitarian in nature. Hence, in carrying out the mission, the presence of a community, regardless of its size, is of fundamental importance.

In addition, the disciples are urged to live their personal lives in a missionary key: they are sent by Jesus to the world not only to carry out, but also and above all to live the mission entrusted to them; not only to bear witness, but also and above all to be witnesses of Christ.  In the moving words of the Apostle Paul, “[we are] always carrying in the body the death of Jesus, so that the life of Jesus may also be manifested in our bodies” (2 Cor 4:10). The essence of the mission is to bear witness to Christ, that is, to his life, passion, death and resurrection for the love of the Father and of humanity. Not by chance did the apostles look for Judas’ replacement among those who, like themselves, had been witnesses of the Lord’s resurrection (cf. Acts 1:21). Christ, indeed Christ risen from the dead, is the One to whom we must testify and whose life we must share. Missionaries of Christ are not sent to communicate themselves, to exhibit their persuasive qualities and abilities or their managerial skills. Instead, theirs is the supreme honour of presenting Christ in words and deeds, proclaiming to everyone the Good News of his salvation, as the first apostles did, with joy and boldness.

In the final analysis, then, the true witness is the “martyr”, the one who gives his or her life for Christ, reciprocating the gift that he has made to us of himself. “The primary reason for evangelizing is the love of Jesus which we have received, the experience of salvation which urges us to ever greater love of him” (Evangelii Gaudium, 264).

Finally, when it comes to Christian witness, the observation of Saint Paul VI remains ever valid: “Modern man listens more willingly to witnesses than to teachers, and if he does listen to teachers, it is because they are witnesses” (Evangelii Nuntiandi, 41). For this reason, the testimony of an authentic Christian life is fundamental for the transmission of the faith. On the other hand, the task of proclaiming Christ’s person and the message is equally necessary. Indeed, Paul VI went on to say: “Preaching, the verbal proclamation of a message, is indeed always indispensable…  The word remains ever relevant, especially when it is the bearer of the power of God. This is why Saint Paul’s axiom, “Faith comes from what is heard” (Rom 10:17), also retains its relevance: it is the word that is heard which leads to belief” (ibid., 42).

In evangelization, then, the example of a Christian life and the proclamation of Christ are inseparable. One is at the service of the other. They are the two lungs with which any community must breathe, if it is to be missionary. This kind of complete, consistent and joyful witness to Christ will surely be a force of attraction also for the growth of the Church in the third millennium. I exhort everyone to take up once again the courage, frankness and parrhesía of the first Christians, in order to bear witness to Christ in word and deed in every area of life.

2. “To the ends of the earth” – The perennial relevance of a mission of universal evangelization

In telling the disciples to be his witnesses, the risen Lord also tells them where they are being sent: “…in Jerusalem and in all Judea and Samaria and to the ends of the earth” (Acts 1:8). Here we clearly see the universal character of the disciples’ mission. We also see the “centrifugal” geographical expansion, as if in concentric circles, of the mission, beginning with Jerusalem, which Jewish tradition considered the centre of the world, to Judea and Samaria and to “the ends of the earth”. The disciples are sent not to proselytize, but to proclaim; the Christian does not proselytize. The Acts of the Apostles speak of this missionary expansion and provide a striking image of the Church “going forth” in fidelity to her call to bear witness to Christ the Lord and guided by divine providence in the concrete conditions of her life.  Persecuted in Jerusalem and then spread throughout Judea and Samaria, the first Christians bore witness to Jesus everywhere (cf. Acts 8:1, 4).

Something similar still happens in our own day. Due to religious persecution and situations of war and violence, many Christians are forced to flee from their homelands to other countries. We are grateful to these brothers and sisters who do not remain locked in their own suffering but bear witness to Christ and to the love of God in the countries that accept them. Hence, Saint Paul VI encouraged them to recognize the “responsibility incumbent on immigrants in the country that receives them” (Evangelii Nuntiandi, 21). More and more, we are seeing how the presence of faithful of various nationalities enriches the face of parishes and makes them more universal, more Catholic. Consequently, the pastoral care of migrants should be valued as an important missionary activity that can also help the local faithful to rediscover the joy of the Christian faith they have received.

The words “to the ends of the earth” should challenge the disciples of Jesus in every age and impel them to press beyond familiar places in bearing witness to him. For all the benefits of modern travel, there are still geographical areas in which missionary witnesses of Christ have not arrived to bring the Good News of his love. Then too no human reality is foreign to the concern of the disciples of Jesus in their mission. Christ’s Church will continue to “go forth” towards new geographical, social and existential horizons, towards “borderline” places and human situations, in order to bear witness to Christ and his love to men and women of every people, culture and social status.  In this sense, the mission will always be a missio ad gentes, as the Second Vatican Council taught. The Church must constantly keep pressing forward, beyond her own confines, in order to testify to all the love of Christ. Here I would like to remember and express my gratitude for all those many missionaries who gave their lives in order to “press on” in incarnating Christ’s love towards all the brothers and sisters whom they met.

3. “You will receive power” from the Holy Spirit – Let us always be strengthened and guided by the Spirit.

When the risen Christ commissioned the disciples to be his witnesses, he also promised them the grace needed for this great responsibility: “You shall receive power when the Holy Spirit has come upon you; and you shall be my witnesses” (Acts 1:8). According to the account in Acts, it was precisely following the descent of the Holy Spirit on the disciples that the first act of witnessing to the crucified and risen Christ took place. That kerygmatic proclamation – Saint Peter’s “missionary” address to the inhabitants of Jerusalem – inaugurated an era in which the disciples of Jesus evangelized the world. Whereas they had previously been weak, fearful and closed in on themselves, the Holy Spirit gave them the strength, courage and wisdom to bear witness to Christ before all.

Just as “no one can say ‘Jesus is Lord’, except by the Holy Spirit” (1 Cor 12:3), so no Christian is able to bear full and genuine witness to Christ the Lord without the Spirit’s inspiration and assistance. All Christ’s missionary disciples are called to recognize the essential importance of the Spirit’s work, to dwell in his presence daily and to receive his unfailing strength and guidance. Indeed, it is precisely when we feel tired, unmotivated or confused that we should remember to have recourse to the Holy Spirit in prayer. Let me emphasize once again that prayer plays a fundamental role in the missionary life, for it allows us to be refreshed and strengthened by the Spirit as the inexhaustible divine source of renewed energy and joy in sharing Christ’s life with others. “Receiving the joy of the Spirit is a grace. Moreover, it is the only force that enables us to preach the Gospel and to confess our faith in the Lord” (Message to the Pontifical Mission Societies, 21 May 2020).  The Spirit, then, is the true protagonist of mission. It is he who gives us the right word, at the right time, and in the right way.

In light of this action of the Holy Spirit, we also want to consider the missionary anniversaries to be celebrated in 2022. The establishment of the Sacred Congregation De Propaganda Fide in 1622 was motivated by the desire to promote the missionary mandate in new territories. A providential insight! The Congregation proved to be crucial for setting the Church’s evangelizing mission truly free from interference by worldly powers, in order to establish those local Churches which today display such great vigour. It is our hope that, as in its past four centuries, the Congregation, with the light and strength of the Spirit, will continue and intensify its work of coordinating, organizing and promoting the Church’s missionary activities.

The same Spirit who guides the universal Church also inspires ordinary men and women for extraordinary missions. Thus it was that a young French woman, Pauline Jaricot, founded the Society for the Propagation of the Faith exactly two hundred years ago. Her beatification will be celebrated in this jubilee year. Albeit in poor health, she accepted God’s inspiration to establish a network of prayer and collection for missionaries, so that the faithful could actively participate in the mission “to the ends of the earth”. This brilliant idea gave rise to the annual celebration of World Mission Day, in which the funds collected in local communities are applied to the universal fund with which the Pope supports missionary activity.

In this regard, I think too of the French Bishop Charles de Forbin-Janson, who established the Association of the Holy Childhood to promote the mission among children, with the motto “Children evangelize children, children pray for children, children help children the world over”. I also think of Jeanne Bigard, who inaugurated the Society of Saint Peter the Apostle for the support of seminarians and priests in mission lands. Those three Mission Societies were recognized as “Pontifical” exactly a hundred years ago. It was also under the inspiration and guidance of the Holy Spirit that Blessed Paolo Manna, born 150 years ago, founded the present-day Pontifical Missionary Union, to raise awareness and encourage missionary spirit among priests, men and women religious and the whole people of God. Saint Paul VI himself was part of this latter Society, and confirmed its papal recognition. I mention these four Pontifical Mission Societies for their great historical merits, but also to encourage you to rejoice with them, in this special year, for the activities they carry out in support of the mission of evangelization in the Church, both universal and local. It is my hope that the local Churches will find in these Societies a sure means for fostering the missionary spirit among the People of God.

Dear brothers and sisters, I continue to dream of a completely missionary Church, and a new era of missionary activity among Christian communities. I repeat Moses’ great desire for the people of God on their journey: “Would that all the Lord’s people were prophets!” (Num 11:29). Indeed, would that all of us in the Church were what we already are by virtue of baptism: prophets, witnesses, missionaries of the Lord, by the power of the Holy Spirit, to the ends of the earth! Mary, Queen of the Missions, pray for us!

Rome, Saint John Lateran, 6 January 2022, Solemnity of the Epiphany of the Lord

FRANCIS

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