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13 Jan 2022

Père Angelo : « L’amour de Dieu, et la terre rouge des Musseque »

Par Angelo Besenzoni, m.s.a.

Le père Angelo Besenzoni (ndlr : missionnaire de la Société des missions africaines ou SMA) partage depuis 13 ans la dure vie de la périphérie de Luanda, Angola. Il manque du travail et de l’eau potable, il manque d’hôpitaux, mais il ne manque jamais la certitude que l’amour de Dieu donne un sens à tout. *

Ma paroisse est située dans ce qu’on appelle les Musseque, qui signifie « terre rouge » en langue kimbundo, et que l’on attribue aux quartiers informels qui ont vu le jour dans la périphérie de Luanda, la grande capitale de l’Angola.

Il n’y a pas grand-chose ici dans les Musseque. Il n’y a pas de travail et ceux qui veulent travailler doivent aller à Luanda. Il y a de l’électricité presque partout, mais il y a un manque extrême d’eau, appelée ici « liquide précieux »; ceux qui peuvent l’acheter le font par camion-citerne et ceux qui ne le peuvent pas l’achètent au seau et à la baignoire, en payant beaucoup d’argent. »

Les écoles primaires sont rares et il manque d’écoles secondaires, malgré le fait qu’environ la moitié de la population a moins de vingt ans. Ainsi, les jeunes qui souhaitent étudier sont obligés d’émigrer vers la ville.

La crise pétrolière d’abord, puis celle du Covid ont exacerbé tous ces problèmes : de nombreuses personnes ont perdu leur emploi; le prix des denrées alimentaires a triplé; les malades sont mal soignés dans les hôpitaux, absorbés par les inquiétudes liées au coronavirus.

La chaleur, ou les antipaludéens que nous avons dans notre corps, nous ont jusqu’ici protégés du Covid. Les vaccins sont arrivés dans les villes, mais n’ont pas encore atteint les Musseques. Les gens ont une résilience et une capacité d’adaptation extraordinaires, et chaque mois, ils s’habituent à vivre avec de moins en moins de nourriture et d’argent.

« L’amour du Christ nous soutient et nous pousse à aimer les autres »

Je suis ici depuis quatre ans. D’abord comme assistant du père Ceferino Cainelli, s.m.a., à la formation des jeunes hommes qui veulent devenir séminaristes SMA, puis comme responsable de la nouvelle paroisse, dédiée à la Sainte-Famille – qui est toujours en construction, soit au plan structurel comme ceux spirituel et communautaire.

Le sens de la vie, à tout âge et en tout lieu, est de vouloir le bien. Nous, chrétiens, nous proclamons et témoignons avant tout que Quelqu’un d’autre nous donne un sens parce qu’il nous aime : à tous et toujours. Au début de la journée, la célébration eucharistique dans l’église paroissiale ou dans n’importe quelle chapelle de tôle, proclame que c’est l’amour du Christ qui nous soutient et nous pousse à aimer les autres.

La catéchèse des enfants, des jeunes, des fiancées, des groupes et mouvements se veut un moyen pour nous aider à découvrir cet amour qui donne sens et importance à la vie.

Une façon d’aimer les autres est de garder notre porte toujours ouverte pour écouter ceux qui viennent avec leurs problèmes, de visiter les personnes âgées et les malades, de donner un coup de main aux familles dans le besoin pour envoyer leurs enfants à l’école et mettre quelque chose sur la table.

 

 

 

* Traduit de l’italien par José I. Sierra, ce texte a été écrit par le père Angelo Besenzoni, m.s.a. Photo et texte originales publiés le 19 décembre 2021 et tirés du site Web de la Société des missions africaines – missioniafricani.it Le père Besenzoni est curé de la paroisse Sagrada Familia, à Musseque-Kicoca, en banlieue de Luanda.

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